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Les femmes, principales cibles d’une islamophobie systémique

Depuis des années, surgissent de façon épisodique, des polémiques qui visent ouvertement les femmes de confession musulmane. En cause? Leur visibilité dans l’espace public et médiatique.

Semaines après semaines, la classe politique islamophobe, se nourrit de cette mise au ban des femmes, et plus particulièrement de celles portant un foulard. On les accuse tantôt d’islamisme, de provocation, de militantisme politique, et certains vont même jusqu’à les assimiler à des terroristes en puissance.

De Mennel (The Voice) à Atika Trabelsi (Lallab), en passant pas Maryam Pougetoux (UNEF), ou encore Imane Bounouh (Recettes echellon 7), toutes, ont eu à subir un véritable déferlement de haine sans commune mesure après avoir été exposées, face caméra. Même Latifa Ibn Ziaten, pourtant éprouvée dans sa chair par la perte de son fils Imad exécuté pas Mohamed Merah, a été la cible de cette islamophobie quasi-pathologique.

D’autres profils paient également très souvent la facture de cette obsession. Celles que l’on appelle « les mères voilées accompagnatrices de sorties scolaires » ou celles qui se baignent en burkini ne sont pas plus épargnées. Avec une différence, ces dernières sont anonymes, elles ont le visage de n’importe quelle femme, tout en subissant continuellement des procédés politico-médiatiques visant à les déshumaniser.

Sans se soucier de la contradiction, de très nombreuses femmes politiques se revendiquant du féminisme, à l’image de Marlène Schiappa ou de la députée Anne-Christine Lang, participent à cette stigmatisation.

La première, bien qu’en charge de l’égalité femmes/hommes pendant trois ans au sein du gouvernement, est même allée jusqu’à affirmer que le port du voile par une jeune syndicaliste de l’UNEF, ne correspondait pas aux valeurs de laïcité, de féminisme et de progressisme. Ainsi, nous comprenons que Marlène Schiappa, décide qui est féministe et qui ne l’est pas, participant elle aussi la stigmatisation ouverte de Maryam Pougetoux.

La seconde, qui a quitté une séance de travail à l’Assemblée Nationale, pour protester contre la présence de la jeune étudiante a pour sa part osé invoquer les « Droits des femmes » pour justifier son coup de communication.

Les Droits des femmes, sont d’ailleurs constamment utilisés pour justifier la discrimination des femmes musulmanes. Quoi de plus délirant pour justifier le lynchage d’une femme, que de prétendre la protéger? Existe-t-il une différence concrète entre les hommes qui harcèlent et humilient les femmes, et les responsables politiques qui prennent part et alimentent une chasse médiatique?

Une chose est sûre, cette islamophobie systémique restera LA constante qui alimentera grassement la campagne de 2022 que certains rêvent déjà en duel Macron/Le Pen.

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