Pour une parole libre & engagée

La sinistre criminalisation des victimes de violences policières

Quoi de plus simple pour une institution, que de criminaliser une victime de violences pour inverser une charge de culpabilité?

Et c’est bien ce lâche et minable procédé qui est systématiquement utilisé pour tenter d’échapper aux demandes d’enquêtes et de justice équitables.

Si on a toutes et tous en tête les récentes affaires de violences et de crimes policiers, qui est capable de citer une de ces victimes, pour lesquelles un casier judiciaire, chargé ou pas, n’a pas été déballé publiquement pour minimiser la gravité de ce qu’ils ont subi?

Les intentions sont bien claires. Ils abattent ainsi leurs dernières cartes, pour être certains que l’opinion publique se désolidarisera de l’injonction des familles à ce que justice soit faite.

Amine Bentounsi? Un braqueur. Adama Traoré? Un violeur. Quoi de plus efficace pour masquer des violences policières, que de prétendre avoir mis hors d’état de nuire, un dangereux criminel?

Il s’agit là, non seulement d’évacuer toute possibilité pour les collectifs de familles de victimes, de mobiliser les citoyens pour leur cause, mais également de pointer du doigt une partie de la société, issue de l’immigration et des quartiers populaires, en en faisant d’irrattrapables délinquants.

Absolument tous les moyens sont bons, y compris les plus bas, pour dépeindre les victimes en coupables et faire basculer l’accusation.

Trop souvent d’ailleurs, alors même que les familles n’ont eu accès ni au corps, ni à une quelconque information sur les conditions du décès de leur proche, l’institution policière communique par voie de presse, et sature l’espace médiatique avec une version dont on découvrira par la suite qu’elle était complètement déformée, voire inventée.

Nous ne sommes pas dupes. La peine de mort n’existe plus en France depuis presque 40 ans, et rien n’autorise quiconque, pas même la police, à ôter une vie si la sienne n’est pas directement menacée.

À vous qui nous lisez, filmez systématiquement les interpellations auxquelles vous assistez, car vos images, pourront peut-être un jour, constituer la seule preuve qui établisse clairement les circonstances d’un potentiel crime ou d’un potentiel passage à tabac.

Dans la mort de Cédric Chouviat, les vidéos des témoins ont permis de balayer la version policière mensongère servie dans la presse.

#JusticePourTous

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